Tous sur le pont pour l’ARTC

Traversée de l’Atlantique à la voile

En janvier 2026, nous étions trois copains – Grégory, Charles et Édouard – sur la ligne de départ de la 12e édition de la ROCQ Transatlantic Race, une course en équipage à la voile entre Lanzarote (île des Canaries) et Antigua (île des Caraïbes).
Notre bateau ?
Le MG5, un catamaran de 50 pieds équipé pour la course au large.
L’équipage ?
Six coéquipiers dont Marc Guillemot, une légende de la voile.
Mais pour nous, ce n’était pas seulement une course, c’était le symbole d’un combat intime et universel, le symbole de la vie face à la maladie. Depuis plus de quatre ans, je vis avec une tumeur cérébrale et ma vie en a été bouleversée, je vis au rythme des IRM, des chimios, des opérations et de la radiologie. Cette traversée a été le moyen de transformer mon épreuve en élan et de soutenir la recherche contre les tumeurs cérébrales, grâce à la cagnotte de 13 310 € qui a été collectée et reversée à l’ARTC.

J’ai fait cette course pour profiter de la vie et me faire plaisir. Cette maladie ne me limite pas. Elle m’ouvre et me permet de réaliser de beaux projets. C’est aussi un message d’encouragement à garder espoir et à préférer la vie, toujours.
Vivez vos projets avec vos proches ! Parce que derrière chaque maladie, il y a des vies, des familles, des amis, le corps médical et l’urgence de faire progresser la médecine.

« On ne choisit pas toujours les tempêtes, mais on peut choisir de tenir le cap. »

Grégory Tertrais

Un record du monde pour l’ARTC

Avec mon père Olivier, nous partagions quelques passions : la voile et la course au large, la bande dessinée, et les chansons de Georges Brassens.
Quand il est tombé malade en 2021, je préparais ma première course transatlantique en solitaire. Il m’a accompagné pendant toute cette préparation. Cette aventure lui offrait un horizon autre que celui de la maladie. Nous parlions de navigation, de météo, de bateau. Puis, avec mes sœurs, Élise, Camille, Astrid et Sibylle, ce fut à notre tour d’accompagner notre père.
Durant les derniers mois de sa vie, nous avons rencontré le professeur Hoang-Xuan, Florence et toute leur équipe, des personnes rares, capables d’apaiser, de prendre par la main, d’écouter, et de soulager à la fois les patients et leurs proches. Comme pour tant de familles, il nous a fallu apprendre à vivre autrement, inventer une vie sans lui.
Lorsque le projet de course au large a repris, participer à la Mini Transat 2025 s’est imposé à moi comme une évidence : partager cette aventure et essayer d’en faire bénéficier l’ARTC, comme c’est le cas pour le Fonds Thomas Berthy, le spectacle Des Vies, Marion courant le marathon de Barcelone, Grégoire Kopian à vélo et tant d’autres élans de générosité. L’ARTC a été créée et continue d’exister grâce à l’engagement des soignants et des familles. Et je suis fier, moi aussi, de pouvoir y contribuer.
Pour 2025, tout semblait aligné : un sponsor engagé dans le défi sportif et dans l’ARTC, le bateau, « Le petit Cheval », prêt, affûté, et une qualification en poche. Malheureusement, beaucoup de bateaux voulaient prendre le départ et j’ai terminé premier non sélectionné, après deux longues années de préparation.

Coquin de sort.

Il fallait alors inventer autre chose. Une nouvelle aventure, sans Mini Transat… et aussi sans sponsor.

« Alors pourquoi ne pas tenter un record du monde ?

Sur une traversée ? « 

Va pour la Manche.

Les conditions idéales se présentent le 26 octobre 2025. La veille, il a fallu rejoindre Cowes depuis Cherbourg. Puis attendre la nuit et l’inversion de la marée. Entre le passage de deux cargos, je m’élance enfin. La ligne de départ est coupée sous une petite pluie fine et froide. Les Anglais savent recevoir.
Dès les premières minutes, le bateau accélère. La mer est formée, le vent appuyé. Dans les moments difficiles, je ne pense jamais à l’ARTC, ni à mon père. Ces pensées-là, je les garde pour les moments de contemplation et de plaisir.
Quand le bateau se met à surfer, quand il dévale les pentes liquides et que l’étrave siffle dans l’écume, quand il faut barrer au millimètre pour éviter que tout ne se couche brutalement, alors l’esprit s’échappe quelques secondes et glisse vers le spi marqué ARTC.
Pendant quatorze heures, la traversée est intense. Trois mètres de vagues. Cinquante à soixante kilomètres/heure de vent. Le pilote automatique ne tient pas le bateau, il faut barrer presque tout le temps. La Manche n’est pas une mer facile, elle se mérite.
Puis, en fin d’après-midi, la ligne d’arrivée apparaît enfin. Saint-Malo se découpe dans la lumière du soleil couchant de l’hiver. Les Malouins savent recevoir.
La tension redescend en même temps que les voiles les plus grandes. Le bateau ralentit et dodeline avec les vagues vers le port. L’eau prend cette couleur bleu argenté des journées d’hiver et les rochers s’embrasent du rouge soleil rasant. Tout devient calme. Dans cet instant suspendu fait de silence, de contemplation et de plénitude, l’ARTC et mon père sont là.
Le record est en poche.

Et avec lui, le nom de l’ARTC, désormais lié à cette traversée.

Nicolas Cousi


Où est Raph ?

Entre Rennes et Istanbul à vélo!

Quand vous lirez ces lignes, je serai quelque part entre Rennes et Istanbul, bronzé, les jambes plus musclées et la tête pleine de rencontres. Je suis parti pour un périple de 5000 kilomètres à vélo, en vue de contribuer au financement de la recherche sur les tumeurs cérébrales. Ce projet, je l’ai appelé « Où est Raph ? » parce que j’aime l’idée que vous me suiviez depuis chez vous.

Tout au long du chemin, je m’arrêterai dans des services de neuro-oncologie. Je rencontrerai des chercheurs, des soigneurs, des patients. Depuis six ans qu’on m’a posé le diagnostic d’astrocytome, j’ai rencontré une communauté extraordinaire, solidaire et résiliente. J’ai envie de la faire connaître et de lui donner un petit coup de pouce, à mon échelle, en collectant de l’argent pour financer l’ARTC. Je partage sur les réseaux mes aventures, plaisirs et galères et surtout mes rencontres, parce que la recherche mérite d’être vue et célébrée.

100 % des dons récoltés, via HelloAsso, vont directement à l’ARTC.

Rejoignez-moi sur @ou.est.raph (instagram, facebook) et partagez !

Plus la recherche avance, plus vite les vies changent.

Raphaël Guiheneuc 


Ma médaille Six Star Finisher de marathon pour l’ARTC

Je me présente : Jean-Luc, 61 ans, retraité depuis un an. J’habite à Paris et je suis marathonien depuis une quinzaine d’années. Le sport fait partie intégrante de ma vie. Le dimanche 1er mars, j’ai couru le marathon de Tokyo, un des 6 Majors. Les « marathons majeurs » sont les plus grands marathons du monde : Boston, Chicago, New York, Berlin, Londres et Tokyo. Il ne me manquait que Tokyo pour obtenir la Six Star Finisher, récompense décernée aux marathoniens qui bouclent les 6 Majors ! À cette occasion, j’ai décidé de courir sous les couleurs de l’ARTC afin de contribuer à sa visibilité et de donner du sens à mon challenge.

Vous l’aurez compris, l’ARTC me tient particulièrement à cœur ! Le 1er mars, réveil à 5 h 00, un mélange d’excitation et de stress m’envahit. Nous y sommes ! Nous nous rendons sur les aires de départ où 38 000 participants sont déjà présents.

Le marathon est une épreuve exigeante où l’on passe par tous les stades, un peu comme dans la vie : l’excitation et la motivation du départ, la confiance et l’euphorie, le doute et la fatigue, la détermination et la fierté, et enfin, le soulagement et la joie intense accompagnés d’une émotion profonde.

3 heures 40 minutes plus tard, voilà, c’est fait, je suis Six Star Finisher des marathons majeurs, et je suis très content d’avoir apporté, par cette médaille, tout mon soutien à l’ARTC !

Vive le sport et l’engagement !

Jean-Luc Knockaert